Face aux maux qui minent le sport national, la Présidence du Faso passe à l’offensive. Lors d’une rencontre stratégique tenue ce lundi 12 octobre 2026, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a décliné les grandes orientations de la « Ligue de la Souveraineté », une initiative présidentielle majeure visant à offrir une véritable « thérapie de choc » au sport burkinabè et à assurer une meilleure couverture géographique de l’offre sportive.
Par la rédaction – Burkina Yawana
Une responsabilisation directe des régions et des gouverneurs
Cette nouvelle compétition repose au cœur même des territoires. Devant les gouverneurs de région, les autorités ministérielles (dont la Ministre des Sports, Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara, et la Ministre déléguée au Budget, Fatoumata Bako/Traoré) ainsi que des acteurs économiques et sportifs (dont l’ambassadeur du sport Charles Kaboré, Alain Traoré et Adama Guira), le Chef de l’État a fixé le cap. « Il faut impliquer les régions parce que nous avons décidé de donner de l’identité à notre sport… Votre responsabilité première est engagée. Ce sera à vous de coordonner pour pouvoir recruter les entraîneurs, d’effectuer les championnats au niveau régional pour pouvoir faire la sélection des jeunes joueurs », a souligné le Capitaine Ibrahim Traoré.
Salaires décents, création d’emplois et implication du secteur privé
La « Ligue de la Souveraineté » apporte des avancées concrètes sur le plan socio-économique. Sur le plan financier, chaque athlète sélectionné bénéficiera d’un salaire minimum garanti de 200 000 FCFA par mois, assorti d’avantages connexes. Ce nouveau dispositif permettra la création directe de près de 1 000 emplois à travers le pays. Pour financer cet effort, le secteur privé et les opérateurs économiques de chaque région seront sollicités via une contribution qualifiée de « volontaire mais obligatoire ». Enfin, une attention particulière sera portée à la gouvernance avec le déploiement d’un dispositif de médiatisation et des mises en garde fermes contre les dérives et les « faux deals ».
Le sport comme vecteur de refondation et de santé morale
Au-delà de la compétition, le projet s’inscrit dans la vision révolutionnaire du Chef de l’État pour protéger et modeler la jeunesse burkinabè contre les fléaux sociaux tels que l’alcool et la drogue. « On ne peut pas construire une Nation avec une jeunesse qui est malade, avec une jeunesse qui n’est pas consciente. La Révolution veut refonder notre Patrie en se basant sur nos ressources. Et les ressources que nous avons sous la main, c’est la jeunesse », a affirmé le Capitaine Ibrahim Traoré, rappelant la nécessité de garder les jeunes « sains de corps et d’esprit ».
La « Ligue de la Souveraineté » s’annonce ainsi comme un tournant décisif pour l’émergence d’une nouvelle élite sportive nationale et l’ancrage de la cohésion territoriale au Burkina Faso.

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