Le militant panafricaniste Kemi Seba, arrêté le 13 avril 2026 à Pretoria pour « facilitation d’entrée illégale », sera fixé sur son sort ce lundi 20 avril 2026 lors de son audience.
L’arrestation de l’activiste et de son fils a eu lieu dans un centre commercial de Pretoria. Kemi Seba était alors accompagné d’un facilitateur qui aurait perçu 250 000 rands, soit près de 9 millions de FCFA, pour l’aider à traverser la frontière. Dans la foulée, le Niger a dû confirmer l’authenticité du passeport diplomatique qu’il lui a octroyé auprès des autorités sud-africaines.
D’après la police locale, Kemi Seba avait l’intention de « poursuivre sa route vers l’Europe » depuis le Zimbabwe. « Leur comparution a été reportée au 20 avril 2026 et ils ont été placés en détention provisoire, une procédure d’extradition étant en cours », a précisé la police dans son communiqué.
Poursuivi pour « incitation à la rébellion »
De son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi, Kemi Seba compte 1,5 million d’abonnés sur les réseaux sociaux. Il est poursuivi au Bénin pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et incitation à la rébellion ».
Pour rappel, des militaires mutins étaient apparus à la télévision béninoise le 7 décembre, annonçant avoir renversé le président Patrice Talon. Ce putsch a finalement été déjoué dans la journée avec l’appui des alliés nigérians et français. Ce jour-là, Kemi Seba avait salué dans une vidéo « le jour de la libération » de son pays. Farouche opposant à Patrice Talon, il avait déjà été brièvement interpellé en 2019 et en 2023 lors de passages au Bénin.
Dans un communiqué publié le jeudi 16 avril 2026, le militant a accusé le Bénin d’être derrière son arrestation en Afrique du Sud : « Parce qu’il souhaite pour le Bénin une destinée hors de toute soumission à l’ordre néocolonial français, Kemi Seba constitue de fait un problème pour le régime de Patrice Talon, sous influence française », indiquait le texte rendu public jeudi soir.

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