Le Premier ministre Jean Emmanuel Ouédraogo a dénoncé, samedi 18 avril 2026, à Ouahigouya, des manœuvres sournoises de certaines associations et Organisations non gouvernementales (ONG). Il a profité de l’occasion pour réagir sur la dissolution récente de plus d’une centaine d’associations par le gouvernement et a assuré que le pays compte assainir le milieu des organisations de la société civile.
Il s’agit de grandes réformes qui sont opérées pour un seul objectif : assainir le milieu des organisations de la société civile, a assuré le Premier ministre en rencontre avec les forces vives de Ouahigouya dans la région du Yadéga, au nord du pays.
Le chef du gouvernement déplore le nombre illimité d’associations qui existent à travers le pays. «Vous tombez à la renverse», dit-il avant de s’interroger : «On se demande que font ces associations, ces ONG ?»
Le manque de transparence
Le Premier ministre Ouédraogo a déploré le manque de transparence de certaines associations et ONG, notamment l’absence de traçabilité sur leur source réelle de financement. «Nous avons des associations et des ONG dont on ignore la source de financement, les programmes d’activités (…) on va mettre fin à cela», a affirmé le patron du gouvernement.
Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé chaque ONG à «travailler de façon transparente» et a assuré : «aucune association ne va être un cheval de Troie pour qui que ce soit.»
Le gouvernement ne reculera pas et la réforme est engagée. «Toutes les associations et ONG doivent revenir immatriculées, travailler dans les règles qui sont définies pour qu’on soit sûr que tout le monde travaille pour le bien du Burkina Faso», a-t-il affirmé.
«Nous avons aujourd’hui des partenaires impérialistes, toxiques, que nous avons chassés du Burkina Faso. Mais quand on regarde, on les a chassés par la porte, mais c’est par la fenêtre qu’ils continuent leurs œuvres de manipulation et de subversion», a révélé le Premier ministre. Il a expliqué que certains partenaires font pression pour que l’on ne touche pas à telle ou telle ONG. «Pourquoi vous vous battez pour une ONG qui vient pour notre bonheur ?», s’est-il une fois de plus interrogé. «Allez vendre la misère du Burkina Faso ailleurs, récupérer les ressources, l’injecter sans l’État à des fins inavouées… Nous allons mettre fin à cela», a déclaré le chef du gouvernement, reconnaissant qu’il existe des «associations citoyennes qui sont là, qui travaillent correctement (…) ces ONG pourront travailler sans aucun problème.» «Mais la réforme est engagée. Nous allons assainir», assure-t-il.
La dissolution récente de la centaine d’associations n’a pas été faite de façon arbitraire par le gouvernement, selon le Premier ministre. Ces organisations n’étaient pas en règle avec la législation en vigueur. Des récépissés obsolètes, des instances qui ne sont pas tenues (…), révèle le Premier ministre indiquant qu’elles sont mortes de leur propre mort.
«On entend les jérémiades à l’international, mais cela ne va pas nous divertir», rassure le chef du gouvernement.
Le ministre de l’Administration territoriale a annoncé le 15 avril 2026, dans un communiqué, la dissolution de 118 associations. «Ces associations sont interdites d’activités sur toute l’étendue du territoire national», pouvait-on lire dans le communiqué du ministre Émile Zerbo, précisant que tout contrevenant s’exposait aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Le gouvernement a invité ces associations à se conformer à la loi encadrant les organisations de la société civile.

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