Dans un entretien accordé à la télévision nationale Télé Sahel samedi 18 avril 2026, le général Salifou Mody, ministre de la Défense, a qualifié la situation sécuritaire de « calme et sous contrôle », tout en rappelant que le pays est engagé dans une véritable « guerre de souveraineté ».
Il a révélé que 23 000 hommes sont déployés quotidiennement sur le terrain pour assurer la protection du territoire national.
Le général Mody a détaillé la nouvelle doctrine militaire nigérienne, fondée sur la décentralisation du commandement tactique et l’autonomie des chefs d’opérations.
Justifiant la fin de la coopération avec les forces étrangères, il a martelé que confier sa sécurité à un autre pays est une « erreur stratégique ».
Face aux critiques sur la récurrence des attaques dans certaines localités, il a rappelé l’immensité du territoire (32 000 villages administratifs) et les défis logistiques auxquels font face des forces de sécurité qui ont doublé leurs effectifs en une décennie.
Concernant l’actualité récente, le ministre a qualifié l’attaque de l’aéroport de Niamey d’« attentat commandité » bénéficiant de complicités internes. Répondant avec virulence aux propos du général français François Lecointre sur une éventuelle « recolonisation » du Sahel, le général Mody a promis « un enfer » à tout envahisseur, affirmant que chaque citoyen constituerait un obstacle à une telle entreprise.
Enfin, le ministre a annoncé un virage industriel pour la défense nigérienne, avec pour objectif la fabrication locale de drones et de blindés.
Dénonçant le blocage de matériels déjà payés par certains pays occidentaux, il a réaffirmé que le Niger diversifierait désormais ses fournisseurs vers des partenaires « fiables » garantissant la livraison effective des équipements nécessaires à la montée en puissance des forces armées.
Burkina Yawana avec Vox Africa

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