Le paysage éducatif burkinabè s’apprête à connaître une mutation profonde. Ce jeudi 7 mai, le Conseil des ministres a adopté un décret majeur portant sur l’organisation des enseignements post-primaire et secondaire. Portée par le ministre Pr Moumouni Zoungrana, cette réforme marque un tournant décisif avec l’introduction systématique de l’enseignement aux métiers dès les premières années du cursus secondaire.
Cette décision s’inscrit dans la vision de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), qui prône un décloisonnement total du système éducatif national.
L’objectif est de briser les barrières historiques entre l’enseignement général et la formation technique pour bâtir une école plus en phase avec les réalités socio-économiques. Selon le Pr Moumouni Zoungrana, la part belle est désormais réservée à la formation professionnelle à travers l’initiation aux métiers et, surtout, la promotion des classes polyvalentes.
Le nouveau décret introduit des innovations structurelles de premier ordre. Il assure désormais la prise en charge juridique du cycle post-primaire et autorise toute structure éducative à dispenser simultanément l’enseignement général, l’enseignement technique et la formation professionnelle. Cette flexibilité permettra aux établissements de devenir des centres de compétences intégrés.
En intégrant les métiers dès le post-primaire, le gouvernement entend offrir aux jeunes Burkinabè des outils concrets pour leur insertion future. Cette approche transforme l’apprentissage technique, autrefois perçu comme une voie de second choix, en un pilier central de l’excellence scolaire pour le développement du pays.

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