Le Burkina adopte la loi sur la réserve militaire pour bâtir une armée du peuple

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L’Assemblée législative du peuple (ALP) a franchi un cap historique ce mardi 26 mai 2026. Sous la présidence du Dr Ousmane Bougouma, les députés ont adopté à l’unanimité le projet de loi portant statut de la réserve militaire au Burkina Faso. Plus qu’une simple mise à jour administrative, ce texte pose les bases juridiques d’une doctrine de défense populaire, ancrée dans les réalités du pays.

Dans un contexte où la souveraineté et la sécurité du territoire national exigent une mobilisation de toutes les forces vives, l’adoption de cette loi vient structurer la contribution des citoyens à l’effort de défense. Ce nouveau cadre légal s’articule autour de deux piliers stratégiques.

Un dispositif à double détente pour une efficacité maximale

Pour répondre à l’urgence tout en préparant l’avenir, la réserve militaire burkinabè est désormais scindée en deux composantes complémentaires. D’un côté, la réserve de premier ordre rassemble les personnels disposant déjà d’une expérience militaire ou assimilée. Ce sont des profils directement opérationnels et immédiatement mobilisables pour appuyer les Forces armées nationales sur le terrain.

De l’autre, la réserve de second ordre s’adresse directement aux citoyens. Ces derniers recevront une formation progressive afin de constituer, à moyen terme, un réservoir de compétences capables de renforcer la résilience et les capacités de défense de la patrie.

L’esprit de la Révolution progressiste populaire en action

Pour la Commission des affaires étrangères, de la défense et de la sécurité (CAEDS), qui a examiné le dossier au fond, cette loi incarne un engagement patriotique de rupture. Elle s’inscrit en droite ligne de la vision portée par la Révolution progressiste populaire (RPP), dont le mot d’ordre reste le comptage sur nos forces propres pour assurer la sécurité et l’intégrité du territoire.

En officialisant ce statut, l’État burkinabè se dote d’un levier opérationnel souple et rapide. Les Forces armées nationales disposeront désormais d’une force complémentaire structurée, prête à être déployée pour prêter main-forte là où le devoir l’appelle.

Ce vote à l’unanimité par les représentants du peuple envoie un signal fort : la défense du Burkina Faso n’est plus l’affaire des seuls porteurs de tenue, mais un devoir national partagé, scellant de manière définitive le lien sacré entre l’Armée et la Nation.


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