Par la Rédaction – Burkina Yawana
Le couperet de la refondation et de la sécurité nationale est tombé. Par un décret signé ce jeudi, le Président de la République du Niger, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a prononcé la déchéance provisoire de la nationalité nigérienne à l’encontre de la nommée Mariama Djibrine, plus connue sous le pseudonyme de « Mayra ».
Cette décision remet sous les projecteurs l’arsenal juridique d’exception mis en place par le Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) pour sanctionner les atteintes aux intérêts vitaux de l’État.
L’application de la législation de rupture
La mesure s’appuie rigoureusement sur l’ordonnance n° 2024-43 du 27 août 2024 (modifiée en octobre 2024), instituant le fichier national des personnes, groupes ou entités impliqués dans des actes de terrorisme ou dans des infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et fondamentaux de la Nation.
Née le 27 mai 1989 à N’Guigmi, Mariama Djibrine subit de plein fouet les effets de ce texte visant les individus de nature à troubler gravement la tranquillité et la sécurité publique.
Des accusations d’une extrême gravité
Le décret présidentiel ne laisse planer aucun doute sur les motifs de cette exclusion provisoire de la communauté nationale. La mise en cause est formellement poursuivie pour trois griefs majeurs : la diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, l’incitation à la révolte, et l’intelligence avec une puissance étrangère.
Ce dernier chef d’accusation revêt une résonance toute particulière. Dans le contexte actuel de transition et de reconquête de la souveraineté au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES), la complicité supposée avec des puissances extérieures est traitée avec la plus grande sévérité par les autorités de la sous-région.
Un signal de fermeté envoyé à tout l’espace AES
À travers cet acte d’autorité, Niamey réaffirme qu’aucune ligne rouge ne sera franchie impunément en matière de stabilité des institutions. Pour les observateurs ouagalais et bamakois, cette déchéance de nationalité fait office de signal fort : la guerre informationnelle et les tentatives de déstabilisation interne, qu’elles soient locales ou téléguidées de l’étranger, trouveront désormais une réponse judiciaire et politique inflexible sur le territoire nigérien.

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