L’épilogue d’un énième feuilleton juridico-politique vient de tomber au Sénégal. Saisi par l’opposition, le Conseil constitutionnel a purement et simplement débouté les auteurs du recours visant à destituer Ousmane Sonko de son poste de Président de l’Assemblée nationale. Une décision saluée avec force par son prédécesseur, Malick Ndiaye.
Par la rédaction / Burkina Yawana
C’est un ouf de soulagement et une victoire politique majeure pour le camp présidentiel sénégalais. Le suspense – s’il y en avait vraiment un – a pris fin ce jour. Le Président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, reste solidement ancré au perchoir.
« Pas de surprise ! »
La réaction de son prédécesseur immédiat ne s’est pas fait attendre. Malick Ndiaye, l’ancien Président de l’hémicycle à qui Ousmane Sonko a succédé, a promptement réagi pour saluer le verdict des « Sages ». Pour lui, l’issue de cette procédure ne faisait aucun doute. « Pas de surprise ! Le Président Ousmane Sonko reste au perchoir ! Le Conseil constitutionnel vient de débouter les auteurs du recours », a-t-il déclaré avec assurance. Pour Malick Ndiaye, cette sentence est avant tout la victoire des institutions et de la démocratie sénégalaise face aux tentatives de déstabilisation politique.
La légalité républicaine comme boussole
L’ancien chef du Parlement voit dans cette décision la preuve de la maturité de l’institution législative face aux assauts de ses détracteurs. Selon lui, l’Assemblée nationale démontre une fois de plus son attachement indéfectible au respect de la Constitution, de son Règlement intérieur et de la légalité républicaine. Ce verdict vient ainsi conforter une démarche de rigueur et de responsabilité qui a guidé l’institution tout au long de cette procédure. « Dans un État de droit, seule la loi doit servir de boussole, loin des polémiques et des interprétations partisanes », a martelé Malick Ndiaye.
Un signal fort pour la sous-région
Alors que le Sénégal traverse une phase de reconfiguration politique intense sous l’ère Sonko-Diomaye, ce verdict vient stabiliser l’appareil législatif. En douchant les espoirs de l’opposition, le Conseil constitutionnel permet au pouvoir en place de poursuivre ses réformes sans l’ombre d’une crise institutionnelle au sommet de l’État.
Pour les observateurs de la sous-région, et particulièrement depuis le Burkina Faso, le feuilleton sénégalais continue de donner à voir le spectacle d’une démocratie d’institutions où la bataille, aussi féroce soit-elle, finit toujours par se régler sous l’arbitrage du droit.

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