Par la rédaction / Burkina Yawana
C’est un tournant historique pour le paysage culturel burkinabè. Officiellement ouvert le 16 mai 2026, le Centre Culturel du Faso (CCF Ouaga 2000) a réussi son pari de transition. L’ancien espace Canal Olympia, autrefois sous la coupole du groupe français Vivendi, bat désormais pavillon national. Repris par la structure « Gnandoro Vision » de l’homme d’affaires burkinabè Roland Sow, le centre s’impose déjà comme le nouveau temple du septième art à Ouagadougou.

Et pour son premier mois d’exercice, le bilan est tout simplement stratosphérique.
Le public ouagalais plébiscite le « Made in Burkina »
Pour son baptême du feu, le CCF a misé à 100 % sur les productions locales pendant un mois. Résultat ? Une ferveur populaire qui prouve que le public burkinabè est affamé de ses propres histoires. En seulement quatre semaines, plus de 10 000 cinéphiles ont franchi les portes du centre, comme le confie avec enthousiasme Rex Bassono, le manager général du CCF.
Au cœur de ce succès critique et commercial, la comédie « Les Trois Lascars 2 » s’impose comme la véritable locomotive du box-office local en totalisant à elle seule un score impressionnant de 7 000 entrées. Dans la même lignée, le long-métrage « Maman déteste ma belle-mère » du réalisateur Oumar Dagnon ainsi que le film « Le PPS de Soum le sapeur » ont littéralement squatté l’affiche pendant plus d’un mois, portés par un bouche-à-oreille phénoménal. Ce changement de preneur démontre que depuis le Burkina Faso, nous sommes pleinement capables de gérer des infrastructures culturelles de premier plan et de programmer des films d’ici et d’ailleurs avec des standards de qualité internationaux.
Transition internationale : Le Roi de la Pop débarque à Ouaga
Après avoir célébré le cinéma local, le CCF s’ouvre désormais aux grosses productions internationales, prouvant sa flexibilité et sa force de frappe.

Pour ouvrir le bal, le centre s’est offert un coup d’éclat avec la projection de « Michael », le biopic événement sur Michael Jackson sorti sur les écrans mondiaux en avril dernier. Les cinéphiles et fans du Roi de la Pop ont jusqu’au 28 juin prochain pour vivre cette expérience immersive dans des conditions de projection optimales.

Un véritable complexe culturel en gestation
La reprise de l’espace ne se limite pas à un simple changement de nom. L’ambition de « Gnandoro Vision » est de transformer le site en un lieu de vie et de rencontres complet, totalement adapté aux attentes du public.
Tout le Centre Culturel du Faso sera ainsi réaménagé pour accueillir de nouvelles activités en marge des projections. Les spectateurs pourront bientôt profiter d’une cafétéria moderne pour les moments de détente, tandis qu’une salle de conférence équipée verra le jour pour accueillir des panels, des ateliers et des événements professionnels.

Le CCF Ouaga 2000 vient de prouver en un mois que le cinéma au Burkina Faso n’est pas seulement une affaire de nostalgie, mais une industrie vibrante, rentable et fièrement réappropriée par des acteurs locaux. Le rendez-vous est pris en salle !

Votre commentaire