Par la rédaction – Burkina Yawana
À l’occasion de la commémoration du deuxième anniversaire de la Confédération des États du Sahel (AES), le Président du Faso et Président en exercice de l’organisation, le Capitaine Ibrahim Traoré, s’est adressé aujourd’hui aux peuples du Burkina, du Mali et du Niger. Dans un communiqué officiel sans concession, le chef de l’État a vigoureusement dénoncé l’acharnement médiatique et les campagnes de désinformation visant à fragiliser le bloc sahélien, tout en dressant un bilan hautement satisfaisant de l’An I.
Un bloc soudé face à une guerre médiatique d’une « ampleur jamais égalée »
Née dans un contexte de crise sécuritaire aiguë, la Confédération de l’AES doit aujourd’hui faire face à un autre front tout aussi redoutable : celui de la guerre de l’information. Le Capitaine Ibrahim Traoré a pointé du doigt les pressions médiatiques et diplomatiques persistantes orchestrées par « l’impérialisme et ses relais locaux ». Selon lui, ces manœuvres visent un objectif clair, celui d’assassiner l’esprit fédérateur qui anime les trois États, à l’image des complots historiques qui ont jalonné l’histoire du continent africain.
Face à ces assauts qui cherchent à diviser les populations et à saboter la structuration de l’alliance, le Président du Faso a appelé à une vigilance de tous les instants. Loin de céder à la résignation, le peuple sahélien a choisi de répondre par l’unité, la solidarité et l’action. « Notre Peuple fait toujours l’objet de visées impérialistes et néocolonialistes ainsi que de tentatives de caporalisation et d’asservissement », a averti le leader burkinabè, rappelant que la Confédération s’est construite précisément pour protéger les peuples de ces ingérences.
Les acquis tangibles de la souveraineté retrouvée
Malgré cette hostilité extérieure, le bilan des deux premières années reste indiscutable. Sur le plan militaire, la coordination entre les Forces combattantes a gagné en efficacité pour repousser le terrorisme. Sur le plan diplomatique, la voix de l’AES s’affirme et se fait entendre avec respect sur la scène internationale. Enfin, sur le plan économique et institutionnel, les administrations avancent désormais selon une vision commune vers une intégration plus profonde, prouvant que la solidarité reste le meilleur bouclier contre la déstabilisation.
Hommage aux forces combattantes et aux martyrs
Le Chef de l’État dresse ce bilan positif grâce au courage et à la résilience du grand peuple du Sahel. Il a rendu un hommage vibrant aux Forces armées et aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) qui défendent la liberté au prix de leur vie, tout en s’inclinant devant la mémoire des martyrs tombés au champ d’honneur. La jeunesse, les femmes et la diaspora ont également été saluées pour leur mobilisation patriotique exemplaire face à cette guerre imposée.
Des principes non négociables et un dialogue responsable
Le Président de la Confédération a profité de ce message pour clarifier la position de l’AES sur l’échiquier régional. Si l’organisation reste attachée au panafricanisme et poursuit ses consultations avec la CEDEAO, elle impose désormais ses propres lignes rouges. Tout partenariat futur devra impérativement reposer sur le respect mutuel, l’égalité souveraine des États, le contrôle absolu des ressources naturelles par les populations locales et la non-ingérence. L’AES réaffirme qu’elle n’est dirigée contre aucune nation, mais qu’elle incarne le choix libre de trois États de recouvrer totalement leur indépendance.
Cap sur l’An II : Le défi du travail et de la transformation locale
Pour le Capitaine Ibrahim Traoré, la réponse ultime à la pression médiatique et économique réside dans la consolidation concrète de l’espace confédéral. La feuille de route de l’An II tourne définitivement le dos aux longs discours pour se concentrer sur l’action : l’autodéfense collective, la souveraineté énergétique et alimentaire, l’industrialisation et la transformation locale des richesses minières et agricoles au profit exclusif des populations africaines. « L’avenir de la Confédération dépendra moins de nos discours que de notre capacité collective à travailler davantage, à produire davantage, à innover davantage », a martelé le Capitaine Traoré.
En saluant la gestion exemplaire de l’An I sous le leadership du Général d’Armée Assimi Goïta au Mali et l’engagement constant du Général d’Armée Abdourahamane Tiani au Niger, le Président du Faso a appelé le vaillant peuple sahélien à faire bloc derrière cette nouvelle feuille de route pour bâtir un Sahel de paix, de dignité et de prospérité partagée.

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