Le Burkina reprend le contrôle de son or avec le projet minier « Bouboulou S.A. »

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Dans le compte rendu du Conseil des ministres de ce jeudi 9 juillet 2026, une annonce majeure est venue acter un tournant décisif pour l’économie burkinabè : l’octroi d’un permis d’exploitation industrielle de grande mine d’or à la société d’État SOPAMIB BOUBOULOU S.A. Situé dans la commune de Yako (région de Yaadga), ce projet marque le grand retour de l’État burkinabè en tant qu’acteur industriel direct dans le secteur minier.

Par Rédaction – Burkina Yawana

Rupture totale avec la « concession passive »

Pour le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, il ne s’agit pas simplement d’une mine de plus, mais bien d’un changement de paradigme. L’époque où l’État se contentait de percevoir des taxes en laissant la gestion exclusive de ses sous-sols à des multinationales étrangères semble révolue. « C’est une révolution qui est en marche dans le secteur minier (…) c’est la rupture avec un modèle de concession passive pour que l’État lui-même puisse devenir un acteur industriel à part entière », a soutenu avec force le ministre Gouba.

Le ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, après le Conseil des ministres de ce jeudi 9 juillet 2026. DR/ présidence du Faso

En confiant les rênes de cette exploitation à la SOPAMIB (Société de Participation minière du Burkina), le Burkina affirme sa volonté de reconquête de la souveraineté économique.

Un impact financier et social mémorable pour le pays

Ce projet souverain s’impose déjà comme un pilier inédit pour le développement national, porté par un investissement initial massif de plus de 32 milliards de francs CFA. Prévue pour s’étaler sur une durée de vie de plus de 15 ans, l’exploitation de la mine de Bouboulou S.A. devrait permettre d’extraire une production moyenne totale de plus de 7 tonnes d’or. Cette dynamique industrielle forte va générer des retombées directes colossales pour le budget de l’État, estimées à plus de 39 milliards de francs CFA (hors dividendes). Sur le plan social, le projet constitue également une formidable bouffée d’oxygène pour l’emploi avec la création et le maintien de 1 200 emplois directs et indirects.

Ce que cela change pour le Burkina Faso

Au-delà des 39 milliards de FCFA de recettes fiscales directes injectés dans le budget national, le statut public de la SOPAMIB garante que les dividendes de l’exploitation reviendront également dans les caisses de l’État.

De plus, les opportunités d’emploi créées dans la région de Yaadga offrent des perspectives économiques concrètes pour la jeunesse locale, renforçant l’ancrage communautaire de ce projet. Avec Bouboulou S.A., le Burkina Faso pose la première pierre d’un modèle minier endogène où les richesses du sous-sol servent prioritairement le développement de la nation.


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