Burkina Faso : « Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau », prévient Ibrahim Traoré depuis Ouahigouya

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En déplacement ce jeudi 16 juillet 2026 à Ouahigouya, le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a tenu un discours d’une franchise absolue face aux forces vives de la région du Nord. Entre recadrage historique et mise en garde médiatique, le chef de l’État a tenu à clarifier définitivement la structure du pouvoir.

Par Rédaction – Burkina Yawana

Une mise au point historique : « Ce n’est pas le contexte de 1987 »

Devant une assemblée attentive, le Capitaine Ibrahim Traoré a coupé court aux rumeurs et aux analyses comparatives qui tentent de calquer la situation actuelle sur les événements tragiques de l’histoire politique burkinabè, notamment la rupture de 1987 entre Thomas Sankara et Blaise Compaoré. « Je vais vous dire une chose. Que ce soit clair dans la tête de tout le monde. Le contexte que nous vivons, ce n’est pas le contexte de 1987. Que ce soit clair. Moi je n’étais pas en prison et que quelqu’un est venu en prison me chercher après un coup d’Etat et puis me mettre au pouvoir… »

Pour le président du Faso, l’avènement du MPSR II ne doit rien à des intrigues de coulisses, mais s’est joué directement sur le terrain, les armes à la main.

Le baptême du feu : un leadership né du front

Rappelant son engagement personnel lors des événements de septembre 2022, le chef de l’État a insisté sur le fait qu’il a toujours marché en première ligne aux côtés de ses hommes. C’est une manière de légitimer son autorité par le courage physique et le sacrifice, plutôt que par des arrangements politiques.

Le président a ainsi rappelé qu’au moment de s’engager avec ses hommes, il marchait en tête sans qu’aucun soldat ne le devance. Il a notamment évoqué l’épreuve des balles en précisant que lorsque la 14.5 a tonné, il se trouvait à moins de 100 mètres et en a été la première victime.

Une mise en garde ferme contre les « amalgames » médiatiques

Abordant la question de la hiérarchie au sein de l’appareil d’État, le Capitaine Ibrahim Traoré a fermement rejeté les concepts de « numéro 1 » ou de « numéro 2 » souvent mis en avant par certains observateurs ou influenceurs sur les réseaux sociaux. « Éviter de faire l’amalgame. Il n’y a ni numéro 1, ni numéro 2 ou numéro combien. Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau. C’est clair et c’est net. »

Le Président a directement interpellé ceux qui, par leurs canaux de communication, tentent de créer des rivalités internes ou de fabriquer des « hommes forts » au sein du pouvoir. Il juge cette démarche particulièrement dangereuse, non seulement pour la cohésion nationale, mais pour la sécurité des personnes ainsi ciblées.

Le chef de l’État a d’ailleurs prévenu que ceux qui s’adonnent à ce jeu communicationnel devront assumer ensemble les conséquences des problèmes qu’ils s’apprêtent à créer. Il a conclu en rappelant que tous ses collaborateurs connaissent sa ligne de conduite et restent pleinement dévoués à la mission commune.

Ce qu’il faut retenir

À travers ce discours de Ouahigouya, le Capitaine Ibrahim Traoré réaffirme une autorité verticale et sans partage, entièrement tournée vers les objectifs de la Révolution que sont la sécurité, la souveraineté et la refondation. Le message envoyé aux forces vives, mais aussi aux communicateurs et aux leaders d’opinion, est limpide : la cohésion derrière un seul chef et une seule mission reste non négociable pour mener à bien la barque burkinabè.


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Une réponse à « Burkina Faso : « Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau », prévient Ibrahim Traoré depuis Ouahigouya »

  1. Avatar de « Le Burkina serait à nous », Capitaine Ibrahim Traoré – Burkina Yawana

    […] À Ouahigouya, le message est passé : l’heure est à l’action rapide, à l’union sacrée et à la détermination absolue pour libérer définitivement le pays. […]

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