« La CEDEAO doit être dissoute » : Elie Kamano ressort la défiance et monte au créneau

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Exilé politique, artiste engagé et fervent partisan de la vision des dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES), le reggaeman guinéen Elie Kamano refait surface avec un message au vitriol. Ce mardi 21 juillet, l’artiste est une nouvelle fois monté au créneau, exigeant la dissolution pure et simple de la CEDEAO.

Par la rédaction – Burkina Yawana

Un hymne de résistance dépoussiéré

Il y a quatre ans, alors que la région ouest-africaine était secouée par les controversés troisièmes mandats d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire et d’Alpha Condé en Guinée, Elie Kamano sortait le titre « La route est barrée ». Un morceau poignant dont le refrain sonne aujourd’hui comme un écho prémonitoire : « La route est barrée, la CEDEAO veut nous barrer ».

En republiant ce morceau ce mardi, l’artiste n’a pas seulement rafraîchi la mémoire collective : il a accompagné ce repost d’un coup de gueule retentissant contre l’organisation communautaire. Son mot d’ordre est clair : il faut libérer la route.

Une charge virulente contre l’organisation régionale

Pour l’artiste guinéen, la Confédération des États de l’Afrique de l’Ouest a totalement dérivé de ses objectifs initiaux. Selon ses propos tenus ce mardi 21 juillet : « La CEDEAO doit être dissoute, car elle ne remplit plus les missions pour lesquelles elle a été créée. Elle est sous la tutelle de ses principaux bailleurs de fonds – l’Union européenne, la Banque mondiale – et ne répond plus aux attentes des peuples ouest-africains. »

Face à ce qu’il qualifie de trahison des aspirations populaires, Elie Kamano ne se contente pas de critiquer. Il appelle la jeunesse de la sous-région à prendre ses responsabilités en se mobilisant activement pour lancer une pétition internationale exigeant la dissolution formelle de l’institution.

Un ancrage affirmé aux côtés de l’AES

Proche de la ligne politique des régimes souverainistes de l’AES, Elie Kamano n’a jamais caché son admiration pour la dynamique en cours dans le Sahel. On se rappelle notamment sa demande officielle adressée au Capitaine Ibrahim Traoré pour obtenir la nationalité burkinabè, scellant ainsi son attachement au Pays des Hommes Intègres.

En exil, l’artiste continue d’utiliser sa voix et son art comme des armes de combat politique, persuadé que l’avenir de l’Afrique de l’Ouest passe par une rupture radicale avec les institutions qu’il juge asservies.

La balle est désormais dans le camp de cette jeunesse à laquelle il s’adresse. Le message, lui, est passé : pour Elie Kamano, la voie de l’intégration sous sa forme actuelle est définitivement barrée.

Proche de l’AES, l’artiste guinéen Elie Kamano ressort son tube engagé « La route est barrée » et appelle la jeunesse à lancer une pétition. 


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