Sahel : L’Union africaine condamne les attaques meurtrières au Niger et au Mali et appelle à une riposte collective

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Par la rédaction – Burkina Yawana

Face à l’escalade de la violence terroriste au cœur du Sahel, le Président de la Commission de l’Union africaine (UA), Mahmoud Ali Youssouf, est sorti du silence. Dans un communiqué officiel, l’organisation continentale a vivement condamné les récentes attaques survenues au Niger et au Mali, tout en réaffirmant la nécessité urgente d’une solidarité africaine renforcée.

La région du Sahel traverse une nouvelle épreuve meurtrière. Les 17 et 18 juillet 2026, des assauts terroristes d’une grande violence ont frappé de plein fouet les forces armées du Niger et du Mali.

Hommage aux soldats et solidarité avec les peuples

Le Président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a tenu à exprimer la profonde préoccupation de l’organisation continentale face à cette recrudescence violente. Présentant ses condoléances aux gouvernements, aux peuples frères du Niger et du Mali ainsi qu’aux familles des victimes, il a salué « le courage et le sacrifice des soldats tombés dans l’accomplissement de leur devoir de défendre leurs nations ».

Au-delà de la compassion, le message de l’Union africaine se veut un rappel politique : la crise sahélienne n’est pas un problème isolé, mais une menace transnationale pour l’ensemble du continent. « Le terrorisme constitue une menace transnationale qui exige une réponse collective, coordonnée et durable, fondée sur la solidarité africaine et le principe de responsabilité partagée », a dit Mahmoud Ali Youssouf, Président de la Commission de l’UA.

Pour une réponse concertée et le respect des souverainetés

Pour faire face à cette menace interconnectée, l’Union africaine préconise une accélération de la coopération régionale. L’organisation appelle notamment au renforcement de l’échange de renseignements et à une meilleure sécurisation des frontières, tout en exigeant une coordination opérationnelle accrue sur le terrain. Elle insiste également sur la nécessité d’assécher les réseaux criminels et les circuits de financement du terrorisme, soutenue par un financement prévisible et durable des initiatives africaines de défense.

Tout en se référant aux cadres juridiques historiques – comme la Convention de l’OUA de 1999 et son Protocole de 2004 -, le Président de la Commission a tenu à souligner un point capital dans le contexte politique actuel : l’accompagnement de l’UA se fera « dans le plein respect de la souveraineté et des priorités nationales » des États concernés.

Alors que les nations du Sahel luttent au quotidien pour leur intégrité territoriale, cette prise de position rappelle que la paix dans le Liptako-Gourma reste le verrou de la sécurité de tout le continent africain.

Un engagement réaffirmé sur le terrain

Ces déclarations interviennent alors que le Président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, vient d’effectuer une tournée diplomatique majeure au cœur de la région. Reçu successivement en visite officielle de travail à Bamako puis à Ouagadougou au cours de ce mois de juillet 2026, le patron de l’exécutif de l’UA a pu échanger directement avec les autorités maliennes et burkinabè. Ces déplacements sur le terrain témoignent de la volonté de l’organisation continentale de renouveler un dialogue franc et constructif avec les pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), afin de consolider la solidarité africaine face aux défis sécuritaires et souverains de la sous-région.


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