Passe d’armes inédite aux Nations unies : Washington accuse Paris d’hypocrisie et refuse catégoriquement de recevoir des « leçons » de la diplomatie française, après des critiques virulentes sur son positionnement en matière de droits humains.
Par la rédaction – Burkina Yawana
Coup de froid sur les relations entre alliés historiques. Lundi 27 juillet, le Conseil de sécurité de l’ONU a été le théâtre d’un coup d’éclat spectaculaire : la délégation américaine a purement et simplement quitté la salle au moment où l’ambassadeur français prenait la parole.
Par la voix de son ambassadeur adjoint Dan Negrea, Washington a vivement dénoncé une « rhétorique condescendante et irrespectueuse », affirmant préférer s’absenter plutôt que d’écouter les « divagations politisées » de la France. « Nous nous sommes tenus aux côtés de cet État membre lors de chaque conflit qui menaçait ses libertés. Et aujourd’hui, je veux leur rappeler que les États-Unis restent le modèle de la liberté dans le monde », a martelé le diplomate américain.
Une virulente attaque française sur les réseaux sociaux
Cette vive réaction américaine fait suite à une sortie particulièrement offensive de la diplomatie française sur le réseau social X. Vendredi 24 juillet, la mission permanente de la France auprès de l’ONU à Genève s’en était prise frontalement aux États-Unis après leur vote contre le renouvellement du mandat du Haut-commissaire aux droits de l’Homme, Volker Türk.
En rejetant cette reconduction aux côtés de la Corée du Nord, de la Russie, du Nicaragua et du Mali, Washington s’est exposé aux tacles de Paris : « Les États-Unis étaient autrefois un modèle en matière de droits humains. Ce n’est plus le cas. Aujourd’hui, ils se retrouvent aux côtés de la Corée du Nord, du Nicaragua, du Mali et de la Russie. Isolés. Et le monde ne les écoute plus. »
Une fracture diplomatique étalée au grand jour
En qualifiant ces attaques d’« hypocrites », les États-Unis entendent signifier la fin de toute remontrance morale venue de Paris. Ce boycott assumé et ce rejet des « leçons » soulignent la fracture grandissante entre les deux puissances diplomatiques au sein des instances internationales, sur fond de recomposition des alliances mondiales.

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