L’inauguration du complexe textile TEXFORCES-BF à Logofourousso marque l’aboutissement d’un chantier d’exception mené en 28 mois et 13 jours. Pourtant, pour le président du conseil d’administration, le Général de brigade Ismaël Diaouari, cet événement n’est pas un point d’arrivée. Alors que le Burkina Faso franchit une étape majeure dans la souveraineté économique, le chef d’entreprise et officier général recadre les priorités : la réussite future de l’usine se jouera sur l’exigence, la rigueur de gestion et la capacité à inscrire le géant industriel dans la durée.
Par La Rédaction – Burkina Yawana
Devant le complexe de 9 hectares situé aux portes de Bobo-Dioulasso, l’atmosphère est à la célébration d’une promesse tenue. Édifié grâce à un capital social de 17 milliards de FCFA issu de l’effort national, TEXFORCES-BF incarne la concrétisation directe de la souveraineté par l’acte. Mais là où beaucoup ne voient que la fin d’une course contre la montre pour ériger des bâtiments et installer des machines modernes, le Général de brigade Ismaël Diaouari insiste sur une réalité plus complexe.
Pour le président du conseil d’administration, la sortie de terre de cette infrastructure capable d’absorber 50 000 tonnes de coton brut par an et de générer 20 000 emplois directs pour la jeunesse n’était que la phase la plus visible, voire la plus simple, du projet souverain.
L’inauguration n’est pas un aboutissement
Face aux partenaires institutionnels, aux équipes techniques et aux observateurs du secteur économique, le Général Diaouari a tenu un discours empreint de clarté et de gravité professionnelle : « Construire TEXFORCES-BF en deux ans fut difficile. Faire de TEXFORCES-BF une entreprise industrielle performante pendant les cinq, dix, trente prochaines années sera plus exigeant encore. L’inauguration n’est donc pas pour nous un aboutissement. À compter d’aujourd’hui, notre responsabilité est de durer. »
Cette orientation stratégique résonne comme un avertissement contre toute forme de relâchement. L’outil industriel, dimensionné pour produire 100 millions de mètres de tissus annuels destinés à la fois aux tenues civiles et aux équipements des forces de défense et de sécurité, constitue un actif stratégique national. À ce titre, sa conduite ne saurait supporter l’approximation.
La feuille de route : Productivité, transparence et gouvernance vertueuse
Pour transformer cet investissement public majeur en une réussite économique pérenne face à la concurrence et aux contraintes du marché, le président du conseil d’administration a tracé une feuille de route stricte. La gouvernance du complexe reposera sur des principes de gestion intransigeants, destinés à préserver l’outil de production et à maximiser son rendement.
Sur le plan opérationnel, l’accent sera mis sur le maintien d’un niveau de productivité élevé et le respect scrupuleux des standards industriels. La discipline budgétaire imposera une transparence totale dans l’allocation des ressources ainsi qu’un contrôle systématique des coûts de fonctionnement. Enfin, la pérennisation des équipements passera par une politique rigoureuse d’entretien et de maintenance préventive afin d’éviter toute dégradation des capacités de production.
Le Général Ismaël Diaouari rappelle ainsi que l’indépendance textile ne se décrète pas uniquement dans la ferveur d’une inauguration, mais se consolide au quotidien par le travail méthodologique et le sens du devoir.
Inscrire l’effort industriel dans l’histoire de la nation
En positionnant TEXFORCES-BF non pas comme un trophée mais comme une responsabilité collective à honorer chaque jour, le Général de brigade fixe un niveau d’exigence à la hauteur des sacrifices consentis par le peuple burkinabè pour financer ce projet endogène.
Alors que l’usine s’apprête à tourner à plein régime au cœur du bassin cotonnier de Sya, le message de la présidence du conseil d’administration est clair : le succès du complexe textile ne se mesurera pas au ruban coupé aujourd’hui, mais à sa capacité à servir la nation avec performance, régularité et intégrité pendant les décennies à venir.

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