Samuel Eto’o face aux médias occidentaux : « Nous avons le droit de penser et de décider pour notre football »

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Samuel Eto’o Fils ne se laisse pas faire. Alors que le président de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) venait d’accorder une interview à un média occidental pour réaffirmer son soutien à la candidature de l’actuel président de la FIFA, Gianni Infantino, une nouvelle tempête médiatique s’est abattue sur lui. Des médias occidentaux l’accusent de détournements de fonds portant sur plusieurs centaines de milliers d’euros.

Par la rédaction – Burkina Yawana

La réplique de la légende du football africain ne s’est pas fait attendre. Sur ses réseaux sociaux, Samuel Eto’o a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une manœuvre d’intimidation visant à étouffer la voix du continent. « Il a suffi que je prenne la parole pour défendre nos intérêts, les intérêts de l’Afrique, pour qu’ils soient tous de sortie », a écrit l’ancien attaquant vedette, soulignant la synchronisation troublante de ces accusations. « Comme par hasard, les mêmes attaques, les mêmes éléments de langage, relayés presque simultanément par des journalistes qui leur sont acquis », peut-on lire dans son communiqué publié sur ses réseaux sociaux.

Pour le patron de la FECAFOOT, cette offensive médiatique illustre parfaitement les pressions subies par les dirigeants africains dès lors qu’ils adoptent une posture souveraine sur la scène internationale : « Ceux qui passent leur temps à nous donner des leçons de démocratie semblent avoir beaucoup plus de mal à l’accepter lorsqu’un Africain s’exprime librement, défend ses convictions et refuse de se taire. »

Reconnu pour son franc-parler et son combat pour l’autonomie du football africain face aux instances mondiales, Samuel Eto’o conclut son message par un plaidoyer ferme pour la souveraineté continentale. « Nous avons le droit de parler. Nous avons le droit de défendre nos intérêts. Nous avons le droit de penser et de décider pour notre football », a-t-il martelé.

Alors que les débats autour de la gouvernance du football mondial s’intensifient, cette nouvelle passe d’armes remet au centre de l’échiquier la question de la place de l’Afrique et de sa liberté de ton face aux médias et institutions occidentales.


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