Une nouvelle fois au cœur d’une vive polémique numérique, l’Ingénieur statisticien-démographe Gafarou Nignan sort du silence pour s’expliquer sur ses récents propos publiés sur les réseaux sociaux.
Le 27 septembre dernier, ce dernier affirmait dans une publication que la fin du pouvoir du Capitaine Ibrahim Traoré était « programmée pour décembre 2026 ». Une déclaration qui a immédiatement provoqué une vague d’indignation.
Des regrets et une demande de clémence
Interrogé sur les motivations derrière sa sortie, Gafarou Nignan assure aujourd’hui n’avoir eu aucune intention malveillante. Il reconnaît toutefois sans détour la gravité de ses écrits : « Je reconnais avoir porté atteinte à l’image du Chef de l’État. En analyse approfondie, il s’agit d’une atteinte à la sûreté de l’État. À travers cette publication, on peut valablement me qualifier d’apatride », fait-il savoir.
Mesurant la portée de son acte dans le contexte sociopolitique actuel, il demande pardon au Président du Faso et sollicite sa clémence. Il en profite pour sensibiliser les internautes à plus de responsabilité sur les réseaux sociaux.
Un habitué des déclarations chocs
Ce n’est pas la première fois que l’homme politique s’illustre par une sortie spectaculaire. Le vendredi 14 janvier 2022, sous le régime de Roch Kaboré, il avait formulé une menace publique de s’immoler par le feu pour protester contre la dégradation de la situation sécuritaire. Cette annonce avait suscité de vives réactions au sein de la population, donnant lieu à plusieurs lettres ouvertes de citoyens l’invitant à la raison.
Suspensions des partis et rigueur numérique
Président du Front Progressiste (FP), une formation politique ayant navigué dans diverses coalitions sans véritable représentativité, Gafarou Nignan évolue aujourd’hui dans un paysage où l’activité des partis politiques est suspendue. La ligne imposée sous la Révolution progressiste populaire (RPP) est claire : l’heure est au travail collectif et non à l’entrepreneuriat politique.
Cette affaire intervient alors que la Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) intensifie ses actions. Il y a quelques semaines, un haut fonctionnaire de l’État était interpellé pour des infractions similaires. La montée en puissance de la BCLCC rappelle que l’espace virtuel demeure soumis aux lois de la République.

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