À l’occasion de l’Exposition gouvernementale « Devant le Peuple », le Ministère de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, dirigé par le ministre Rodrigue Bayala, a rendu publics des chiffres inédits marquant un tournant décisif dans la gouvernance financière et judiciaire du Burkina Faso. Au 30 septembre 2026, le total des sommes et actifs recouvrés au profit du budget de l’État franchit le seuil symbolique et record de 11 309 357 772 FCFA.
SECTION 1 : Une ventilation stratégique des recettes recouvrées
Ce montant exceptionnel de plus de 11,3 milliards FCFA se décompose en quatre volets majeurs, illustrant l’efficacité retrouvée des chaînes de recouvrement judiciaire et de pénalisation financière.
Le recouvrement des créances constitue la plus grande part du total avec un montant de 3 341 776 830 FCFA, consacrant le suivi rigoureux des sommes dues à l’État et aux entités publiques. La deuxième composante la plus importante concerne les frais et actes judiciaires, s’élevant à 2 990 335 507 FCFA, ce qui reflète la régularisation des procédures, des taxes judiciaires et du coût des actes officiels.
Par ailleurs, le volet des biens saisis et confisqués s’établit à 2 693 408 949 FCFA, concrétisant la traque des avoirs illicites et la confiscation effective des biens issus du crime, du détournement de deniers publics ou de la fraude. Enfin, les amendes pénales représentent une enveloppe majeure de 2 283 836 486 FCFA, découlant des sanctions financières prononcées et effectivement liquidées.

SECTION 2 : Un bond spectaculaire et sans précédent du montant des amendes
L’analyse comparative transmise par la Chancellerie met en évidence une rupture nette dans l’historique des contrôles et des sanctions financières.
Entre 2018 et 2022, les montants annuels d’amendes récoltés demeuraient relativement modestes, s’élevant à 63 604 133 FCFA en 2018, 34 421 405 FCFA en 2019, 26 019 500 FCFA en 2020, 30 991 001 FCFA en 2021 et 22 461 000 FCFA en 2022. Une première progression notable avait été observée en 2023 avec 84 502 000 FCFA, puis en 2024 avec 108 901 600 FCFA.
Cependant, les chiffres arrêtés au 30 septembre 2026 marquent un changement d’échelle radical, atteignant 2 283 836 486 FCFA. Le montant des amendes pénales récolté durant les neuf premiers mois de l’année 2026 est ainsi plus de 20 fois supérieur au total enregistré sur l’ensemble de l’année 2024, et plus de 100 fois supérieur aux chiffres moyens constatés entre 2018 et 2022.
SECTION 3 : Les clés d’une rupture doctrinale et opérationnelle
Ce bilan financier exceptionnel reflète des changements majeurs au sein de l’appareil judiciaire burkinabè.
En premier lieu, l’accent mis sur la lutte contre l’impunité financière et l’exécution effective des peines ainsi que la confiscation des avoirs criminels permet de transformer les condamnations théoriques en liquidités réelles pour le Trésor public.

En second lieu, ce niveau de recouvrement participe directement à l’assainissement et à la rigueur dans la gestion publique, soutenant l’effort de souveraineté nationale et le financement des charges régaliennes de l’État dans un contexte exigeant.
Enfin, en présentant publiquement ces indicateurs lors de l’Exposition gouvernementale, le ministre Bayala pose les jalons d’une justice redevable qui rend compte de sa contribution directe à la protection du patrimoine national.

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