Dans un communiqué officiel daté du 9 octobre 2026, le cabinet de l’ancien président malien Alpha Oumar Konaré oppose un démenti catégorique aux propos qui lui sont attribués par le journaliste et auteur Christophe Boisbouvier dans son ouvrage La Francafrique est morte vive l’Afrique-France (Éditions Buchet/Chastel, 1er octobre 2026).
Par la rédaction – Burkina Yawana
Les propos contestés
Dans son livre, M. Boisbouvier affirme qu’à l’issue des obsèques de Béchir Ben Yahmed au cimetière du Père-Lachaise à Paris (datées à tort dans l’ouvrage au 12 mai 2021), Alpha Oumar Konaré, accompagné de l’ancien ministre Tiébilé Dramé, aurait tenu des propos alarmistes à Franck Paris, alors conseiller Afrique d’Emmanuel Macron, sur l’imminence d’un coup d’État du colonel Goïta contre le régime de transition de Bah N’Daw.
La mise au point du Cabinet
Le cabinet de l’ancien chef d’État apporte de fermes précisions et rectifications. Tout d’abord, il s’agit d’un démenti formel : l’ancien président Konaré n’a jamais tenu les propos qui lui sont attribués, ni dans les circonstances décrites, ni lors d’un quelconque échange avec M. Franck Paris.
De plus, le cabinet pointe une inexactitude flagrante dans les dates. Les obsèques de Béchir Ben Yahmed se sont déroulées le mercredi 19 mai 2021 à Paris, et non le 12 mai comme l’indique l’ouvrage. À la date du 12 mai 2021, le président Konaré se trouvait encore à Bamako et n’est arrivé dans la capitale française que le 18 mai.
Enfin, le communiqué rappelle l’éthique et le devoir de réserve de l’ancien président. M. Konaré n’aurait en aucun cas profité d’un moment de recueillement funèbre pour aborder des sujets politiques de cette nature devant un interlocuteur qui n’était pas son vis-à-vis direct. Depuis son départ des affaires publiques, il s’impose une stricte réserve et s’abstient de toute immixtion dans les affaires institutionnelles du Mali.
Demande de rectification
Estimant que cette allégation publiée sans vérification préalable porte atteinte à la vérité historique, le cabinet demande officiellement à l’auteur et à la maison d’édition de prendre acte de ce démenti, d’en informer leurs lecteurs et d’intégrer cette mise au point dans toute future édition ou réimpression de l’ouvrage.

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