France : Face à une « violence inouïe », Emmanuel Macron annonce une cellule de crise et promet la fermeté absolue

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La pression ne retombe pas en Hexagone. Après des affrontements majeurs qui ont ébranlé plusieurs grandes métropoles, le Président français Emmanuel Macron s’est adressé solennellement aux Français ce dimanche soir. Prenant acte de la gravité de la situation, le chef de l’État a annoncé la mise en place d’une cellule de crise dès ce lundi matin pour reprendre le contrôle face à ce qu’il a qualifié de « violence inouïe » dans de nombreuses villes de France.

Par la rédaction – Burkina Yawana

« Ceux qui ont détruit doivent payer » : Des sanctions judiciaires exemplaires promises

Adoptant un ton martial, le Président français a tenu à tracer une ligne claire entre les contestations sociales et les actes de vandalisme. Tout en affirmant comprendre les revendications légitimes de la population touchée par la crise et en promettant des mesures d’accompagnement à venir, Emmanuel Macron s’est montré intraitable envers les auteurs de débordements.

Le suivi judiciaire sera exemplaire, a-t-il averti. Selon ses mots, ceux qui ont détruit devront payer, ceux qui ont pillé devront rembourser, et ceux qui ont cherché à faire tomber la République auront à en répondre devant la justice. Le chef de l’État a également appelé l’ensemble des sensibilités politiques et des acteurs sociaux à condamner sans ambiguïté les violences. Il n’a pas exclu d’interdire certains rassemblements stratégiques si la sécurité l’exige, réaffirmant la détermination du pouvoir central à ne céder aucun pouce du territoire aux fauteurs de troubles.

Le rappel d’un week-end de contestation historique et d’affrontements

Cette prise de parole présidentielle en urgence intervient au lendemain d’une journée de mobilisation sociale d’une ampleur inédite en France. Ce samedi 17 octobre 2026, entre 550 000 et 800 000 manifestants sont descendus dans les rues à l’appel de syndicats, de mouvements de jeunesse, de Gilets jaunes et de collectifs contre la vie chère. Du centre-ville de Marseille à la capitale parisienne – où une tentative de forcer le barrage présidentiel aux abords de l’Élysée a été stoppée par les forces de l’ordre -, les cortèges ont rapidement viré à l’affrontement urbain. Avec un bilan lourd s’élevant à près de 400 interpellations, au moins 60 policiers et gendarmes blessés et des dégâts matériels considérables, l’Hexagone s’enfonce dans une crise politique et sociale majeure dont le dénouement reste plus que jamais incertain.


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