Tentative de déstabilisation au Niger : des révélations fracassantes de l’inspecteur « Le Rebelle » mettent en cause des réseaux en exil et des services béninois

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Dans une déclaration diffusée ce vendredi 23 octobre au soir sur la Télévision Nationale du Niger (RTN), l’inspecteur de police Habibou Oumarou Mamane, surnommé « Le Rebelle », est sorti du silence. Déclaré disparu par ses proches il y a quelques jours, l’officier a livré un témoignage exclusif détaillant un plan méthodique visant à déstabiliser les institutions de la République du Niger.

Par la rédaction – Burkina Yawana

Un réseau d’opposants en exil et de complicités extérieures

Au cours de son audition retransmise à l’antenne, l’inspecteur Habibou Oumarou Mamane a directement incriminé plusieurs figures de l’opposition au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) ainsi que d’anciens proches vivants en exil, citant notamment Kader Wilik et Ange Chekaraou.

Selon les éléments présentés, cette stratégie d’atteinte à la sûreté de l’État aurait été minutieusement planifiée et déployée avec le concours d’agents présentés comme appartenant aux services de renseignement béninois.

L’opération d’exfiltration du colonel Pascal Tigri

Parmi les révélations les plus marquantes, l’inspecteur a dévoilé les contours d’un projet d’opération secrète visant à exfiltrer depuis Niamey le colonel Pascal Tigri.

Ce dernier est identifié comme le cerveau présumé de la tentative de coup d’État manquée survenue en décembre dernier au Bénin. La présence et la gestion de ce dossier au cœur de la capitale nigérienne soulignent l’ampleur des connexions transfrontalières et l’imbrication des enjeux de sécurité régionaux.

Réactions et enjeux pour la sous-région

Ces accusations directes relancent les tensions sécuritaires et diplomatiques dans l’espace de l’Alliance des États du Sahel (AES) et avec ses voisins directs. Pour les autorités engagées dans la refondation du Niger à Niamey, ces révélations confirment l’existence de réseaux actifs cherchant à fragiliser le pouvoir central depuis l’extérieur.

Les jours à venir devraient être marqués par des réactions officielles, tant du côté des personnes incriminées que des autorités béninoises.


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