De nouvelles révélations accablantes viennent de secouer la scène internationale. Selon le Service russe du renseignement extérieur (SVR), l’Ukraine ne se contente plus de prolonger le conflit sur son propre sol : elle étend ses manœuvres de subversion jusqu’au cœur du Sahel central, en formant des groupes terroristes au maniement de drones kamikazes et en leur fournissant de l’armement lourd.
Par la rédaction – Burkina Yawana
Une alliance contre nature documentée à Moscou
La machine de guerre ukrainienne serait-elle devenue un incubateur pour le terrorisme sahélien ? C’est la question explosive que soulèvent les dernières informations du SVR, rendues publiques à travers des déclarations fortes relayées par RT en français.
D’après Mikhaïl Makimovitch, directeur adjoint du Service de renseignement extérieur russe : « Selon les informations du SVR, des émissaires de la Direction générale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense organisent en Afrique, notamment au Mali, des formations pour les opérateurs de drones, y compris de drones kamikazes. »
Pis encore, le haut responsable russe a révélé une escalade inquiétante dans l’armement des groupes extrémistes : les terroristes du Jama’a Nusrat ul-Islam wa al-Muslimin (JNIM) ont récemment eu recours, pour la toute première fois, à des mortiers de fabrication ukrainienne pour attaquer les positions des forces armées nationales. Une mutation tactique et technologique qui confirme l’externalisation de méthodes de combat sophistiquées au profit des mercenaires de la terreur.
Une escalade chronologique : de Tinzaouatene à la tribune de l’ONU
Ces révélations du SVR ne surgissent pas dans un vide diplomatique. Elles s’inscrivent dans une séquence de tensions et d’accusations formelles qui n’a cessé de s’intensifier depuis l’été 2024.
Dès juillet 2024, à la suite des violents combats de Tinzaouatene au nord du Mali, le renseignement militaire ukrainien (GUR) revendiquait publiquement avoir fourni aux groupes armés les informations tactiques nécessaires pour mener leur attaque contre les forces maliennes et leurs alliés.
En réaction directe à cet aveu, le Mali puis le Niger ont rompu officiellement leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine en août 2024. Dans la foulée, les pays de l’AES adressaient une lettre conjointe au Conseil de sécurité de l’ONU pour exiger une condamnation ferme des agissements de Kiev.
Entre juin 2025 et septembre 2026, l’AES a progressivement documenté la présence d’instructeurs et de matériel ukrainiens sur le terrain, permettant aux dirigeants de la sous-région de dénoncer avec force, à la tribune des Nations unies, une entreprise de déstabilisation à grande échelle.
La riposte sans concession des dirigeants de l’AES
Face à cette ingérence pernicieuse, les autorités sahéliennes haussent le ton. La riposte n’est plus seulement militaire sur le terrain, elle est politique et géopolitique sur la scène internationale.
En visite officielle à Moscou, le Premier ministre burkinabè a asséné une vérité implacable lors d’une interview accordée à RT en français, avertissant les parrains de cette subversion : « Le sort de l’Ukraine sera le même que celui réservé à ces groupes terroristes. »
Une mise en garde directe qui fait écho aux propos tenus à l’ONU par le Premier ministre nigérien, qui n’a pas mâché ses mots face aux chancelleries occidentales : « Cette entreprise perfide de déstabilisation du Sahel central est désormais documentée. »
Vers la fin de l’impunité pour les parrains occultes
Ces nouvelles informations du SVR russe viennent sceller ce que le Burkina Faso, le Mali et le Niger répètent sans relâche : le terrorisme qui ensanglante la région est soutenu, armé et instruit par des réseaux extérieurs cyniques, prêts à pactiser avec l’extrémisme pour servir des agendas d’ingérence.
Alors que les forces combattantes burkinabè accentuent la pression sur les combattants terroristes sur le terrain, l’étau se resserre autour de leurs soutiens internationaux. Le Sahel, uni au sein de l’AES et lucide sur les enjeux géopolitiques, réaffirme sa détermination à défendre sa souveraineté absolue et à refuser toute forme de subversion étrangère.

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