Il s’agit d’un indicateur de santé financière et de rigueur administrative démontrant que la machine de mobilisation des ressources tourne à plein régime, dépassant les prévisions les plus optimistes. Les ministres Aboubakar Nacanabo et Fatoumata Bako/Traoré ont partagé avec leurs collaborateurs ce lundi 4 mai 2026, lors de la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs, un bilan mensuel qui fera date dans les annales de l’administration financière du Burkina Faso. Le chiffre phare du mois d’avril 2026 est sans appel : un taux de recouvrement global de 134% réalisé par les trois régies de recettes.
Cette performance exceptionnelle est le fruit de la synergie entre la Direction Générale des Impôts (DGI), la Direction Générale des Douanes (DGD) et la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique (DGTCP). Le ministre Nacanabo a tenu à saluer la détermination des agents, soulignant que ces résultats ne sont pas le fruit du hasard mais d’un engagement sans faille pour la souveraineté économique du pays. Parallèlement à cette mobilisation financière, la lutte contre la fraude a connu un coup d’accélérateur significatif grâce à une coordination accrue sur le terrain, protégeant ainsi l’économie nationale des flux illicites.
Le mois d’avril a également été marqué par un bond technologique majeur. La modernisation de l’administration s’est concrétisée par le lancement de deux outils numériques stratégiques pour le Trésor Public. La plateforme « Lanaya » offre désormais une traçabilité inédite aux dossiers administratifs, tandis que « e-BDT » révolutionne la gestion bancaire de la Banque des Dépôts du Trésor par l’introduction de l’internet banking. Ces innovations traduisent une volonté ferme de dématérialiser les processus pour plus d’efficacité et de transparence au profit de l’usager.
La rigueur de gestion n’est pas restée en marge de ces succès. L’Inspection Générale des Finances (IGF) a bouclé une mission d’envergure nationale en remettant un rapport de contrôle exhaustif portant sur 1850 comptes de dépôt répartis dans les différentes régions du pays. Cette démarche d’audit garantit une surveillance accrue des ressources publiques et une reddition de comptes systématique.
Enfin, le ministère se projette déjà dans l’avenir avec l’adoption, à la Direction Générale du Budget, du document de programmation économique et budgétaire pluriannuel couvrant la période 2027-2029. Ce cadre stratégique définit la trajectoire économique du Burkina Faso pour les années à venir, en s’alignant sur les orientations du Président du Faso. L’objectif demeure clair : maximiser la mobilisation des ressources internes tout en garantissant une efficacité optimale de la dépense publique pour répondre aux défis du développement national.

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