La CPI dit être « inquiète » après le retrait officiel de l’AES

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L’Assemblée des États parties à la Cour Pénale Internationale (CPI) a brisé le silence ce mercredi 1er juillet 2026. L’institution internationale exprime sa vive préoccupation suite au retrait coordonné du Burkina Faso, du Mali et du Niger, trois pays qui dénoncent de longue date une « justice à géométrie variable ».

Par la rédaction – Burkina Yawana

C’est désormais officiel pour les trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Une semaine après avoir acté la réception de la demande formelle du Niger, déposée le 18 juin dernier, la CPI s’est enfin prononcée sur la décision globale de Ouagadougou, Bamako et Niamey. Pour l’institution basée à La Haye, ce triple départ est un coup dur.

La CPI redoute un « affaiblissement » de la justice internationale

Dans un communiqué officiel, l’Assemblée des États parties à la CPI a affirmé avoir « pris note de la situation avec préoccupation », regrettant profondément le choix des trois nations sahéliennes. Selon l’organisation, ce retrait collectif compromet gravement la quête d’une justice universelle, tout en affaiblissant les efforts internationaux visant à lutter contre l’impunité et en réduisant considérablement le champ d’action de la Cour en Afrique de l’Ouest.

Pour rappel, l’annonce de ce divorce avait été théâtralisée en septembre 2025 par les trois pays de l’AES. Ces derniers n’avaient pas mâché leurs mots, qualifiant publiquement la CPI d’« instrument de répression néocoloniale aux mains de l’impérialisme », accusée de cibler quasi exclusivement les dirigeants africains tout en fermant les yeux sur les agissements d’autres puissances mondiales.

Une légitimité internationale en débat

Si la CPI compte encore 125 pays membres, ce triple retrait remet en lumière les critiques historiques sur sa représentativité et sa légitimité globale. Le communiqué de la Cour peine en effet à masquer une réalité géopolitique bien connue : plusieurs des plus grandes puissances mondiales – à l’instar des États-Unis, de la Russie, de la Chine, de l’Inde ou encore d’Israël – refusent toujours de ratifier le Statut de Rome et de se soumettre à la juridiction de la Cour.

En choisissant de claquer la porte, le Burkina Faso, le Mali et le Niger réaffirment leur volonté de rompre avec les institutions multilatérales jugées biaisées, préférant capitaliser sur leur propre souveraineté judiciaire au sein de l’espace AES.


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