Du 9 au 14 août 2026, 44 journalistes issus de 44 organes de presse publics et privés ont pris part à une immersion patriotique obligatoire à l’Académie de police de Pabré. Co-organisée par le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et le ministère de la Sécurité, cette initiative vise à permettre aux professionnels des médias de mieux appréhender les réalités du terrain, les défis du traitement de l’information en contexte de crise et les exigences opérationnelles des Forces de défense et de sécurité (FDS).
Par André Yameogo – Burkina Yawana
Acteur engagé du paysage médiatique national, Burkina Yawana a répondu présent à l’invitation des autorités ministérielles. C’est avec fierté et responsabilité que notre journaliste stagiaire, André Yaméogo, désigné par la rédaction, a représenté notre média tout au long de cette session intense.
Les ministres de la Sécurité et de la Communication à Pabré
Le jeudi 13 août, le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana, et le ministre en charge de la Communication, Gilbert Ouédraogo, se sont rendus à Pabré pour constater l’effectivité de ce rassemblement citoyen.
Face aux journalistes, le ministre de la Sécurité a rappelé la place centrale des acteurs de l’information dans le processus de transformation nationale : « On ne peut pas parler de révolution, on ne peut pas parler de changement de mentalité, on ne peut pas parler d’éveil de conscience en révolution sans prendre en compte les hommes et les femmes des médias. Alors, mon collègue et moi, nous sommes venus constater l’effectivité de cette immersion patriotique obligatoire 2026 des journalistes. »

Pour sa part, Gilbert Ouédraogo a insisté sur l’impératif patriotique qui doit guider la plume et la voix des professionnels de l’information dans la conjoncture actuelle : « Dans un pays engagé dans la lutte contre le terrorisme et dans la reconquête de sa souveraineté, le journaliste ne peut être considéré comme un citoyen quelconque. […] Pour un journaliste, le patriotisme devrait être une évidence. Le patriotisme n’est pas une option. »
Une immersion entre théorie et pratique : le retour de notre envoyé
Pour André Yaméogo, dépêché par Burkina Yawana, cette expérience a constitué un temps fort d’apprentissage et d’immersion professionnelle. Enthousiaste et honoré d’avoir pris part à cette formation, il souligne la richesse des modules dispensés, axés sur la communication en période de conflit, le respect des règles d’éthique sur les sujets sensibles et la préservation de la sécurité des reporters en zone à risque.

Au-delà des cours théoriques, cette semaine de cohabitation a permis de tisser un lien de proximité renforcé entre la rédaction de Burkina Yawana et les forces engagées pour la défense du territoire national.
Des exercices pratiques au champ de tir
L’immersion s’est achevée le vendredi 14 août par une série d’exercices pratiques sur un champ de tir de la Police nationale. Exercices physiques, préparation tactique, sensibilisation à l’armement et initiation aux contraintes du maniement des armes ont rythme cette ultime étape.
Cette mise en situation concrète a permis aux participants d’évaluer directement les risques et la rigueur qu’impose le métier des armes sur le théâtre des opérations.
« Cela va transformer et améliorer notre pratique professionnelle »
S’exprimant au nom de l’ensemble des participants, le doyen de la promotion, Sié Da, a salué la valeur pédagogique et citoyenne de l’initiative : « Nous avons été témoins des réalités que vivent les FDS sur le terrain des opérations dans le cadre de la reconquête de notre territoire. Cela va, à l’évidence, transformer et améliorer notre pratique professionnelle dans la collecte, le traitement et la diffusion de l’information. »

Fort de cette expérience enrichissante, Burkina Yawana réaffirme son engagement à mettre ces acquis au service d’un journalisme de terrain toujours plus rigoureux, professionnel et attaché aux intérêts fondamentaux de la Nation.

Votre commentaire