Bassolma Bazié devant les troupes dans le Nando : Le terrorisme est la conséquence directe de la mauvaise gouvernance !

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En tournée dans la région du Nando aux côtés du commandement militaire, le Président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CN-CES), Bassolma Bazié, s’est adressé directement aux forces combattantes. Sans langue de bois, l’homme d’État a imputé la crise sécuritaire aux défaillances des régimes passés, tout en saluant les progrès décisifs réalisés par l’armée burkinabè.

Par La Rédaction – Burkina Yawana

Devant les unités mobilisées sur le terrain, Bassolma Bazié a tenu à remettre la crise sécuritaire dans son contexte historique et politique. Pour le Président de la CN-CES, la situation actuelle n’est pas une fatalité tombée du ciel, mais le résultat direct des faiblesses d’un système et de choix politiques défaillants. Selon lui, le terrorisme trouve son lit dans les failles de la mauvaise gouvernance accumulées au fil des années. « Dire que ce que nous vivons aujourd’hui, on ne voyait pas venir, c’est faux », a-t-il martelé d’emblée.

Du « fusil en bois » au réarmement de la Nation

Pour illustrer le dénuement dramatique dans lequel les forces armées ont été maintenues par le passé, Bassolma Bazié a convoqué un souvenir marquant de la région sahélienne : l’époque où des soldats devaient s’entraîner avec des simulacres d’armes façonnés par des menuisiers, imitant eux-mêmes le bruit des détonations à la voix.

C’est dans ces conditions précaires que s’est joué le destin des armées. Bassolma Bazié a rappelé qu’il n’incombait pas aux soldats de financer leur propre équipement, insistant sur le fait que la défense nationale relève de la responsabilité souveraine de l’État.

Rendant hommage aux nombreux soldats tombés dont les sépultures s’alignent au camp Aboubacar Sangoulé Lamizana et au cimetière municipal, il a qualifié ces pertes de « chair humaine arrachée » par les séquelles de la mauvaise gestion publique. Un appel à la responsabilité collective qui résonne comme un devoir envers les générations futures : « Si on ne s’assume pas devant notre histoire, les pleurs des enfants qu’on a mis au monde vont nous suivre au cimetière. »

Des avancées majeures saluées

Malgré ce bilan critique de l’héritage politique, le Président de la CN-CES s’est voulu résolument optimiste quant à la dynamique actuelle portée par la Révolution progressiste et populaire sous la conduite du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Mettant en avant la multiplication des nouvelles unités militaires et la montée en puissance de l’appareil de défense, il a adressé ses félicitations appuyées aux FDS et aux VDP. « Même si les armes n’ont pas encore cessé de crépiter, vous avez fait de très grands pas. Il n’y a pas de raison de ne pas féliciter l’armée du Burkina », a-t-il conclu pour galvaniser les troupes.

Rappel des faits

Comme nous vous le rapportions dans notre papier d’hier, cette sortie de terrain du samedi 29 août 2026 s’inscrivait dans le cadre d’une tournée conjointe de mobilisation dans la région du Nando. Le Ministre d’État, Ministre de la Guerre et de la Défense patriotique, le Général de division Célestin Simporé, y a réaffirmé devant les éléments du 3ᵉ Bataillon d’intervention aéroportée (BIA) de Koudougou et du détachement de Ténado l’urgence de maintenir l’unité et la cohésion au sein des troupes pour mener à bien la reconquête intégrale du territoire national.


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