La communauté médicale et toute la nation sont en deuil. La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a annoncé ce lundi 21 septembre 2026 le décès du Professeur Michel Akotionga, figure emblématique de la médecine nationale et monument de la gynécologie-obstétrique. Après l’obtention de son diplôme en octobre 1978, il aura consacré près de 48 ans de sa vie au service de la santé des populations et de la médecine burkinabè.
Par la rédaction – Burkina Yawana
Ancien président et figure tutélaire de la SOGOB, le Professeur Akotionga laisse l’empreinte d’un maître d’exception dont la rigueur, la générosité et l’engagement ont façonné des générations de praticiens à travers le pays tout au long de sa riche et longue carrière.
Le pionnier de la lutte contre les mutilations génitales féminines
Au-delà de son magistère académique et de son expertise clinique, le Pr Michel Akotionga restera à jamais gravé dans l’histoire de la santé publique comme l’un des premiers et des plus fervents combattants contre les mutilations génitales féminines (MGF) au Burkina Faso. Plaçant son savoir et sa voix au service de la protection et de la dignité des femmes, il a mené un combat sans relâche contre l’excision et pour la prise en charge des femmes victimes de cette pratique, érigeant la médecine en bouclier social.
Une vie dédiée à la formation et à la santé maternelle
Tout au long de près de cinq décennies d’exercice, le Pr Akotionga s’est illustré par un investissement total dans la transmission du savoir. En tant qu’enseignant et maître de mémoire, il a formé la majeure partie des gynécologues-obstétriciens qui exercent aujourd’hui dans les structures sanitaires du pays. Il a également œuvré pour la baisse de la mortalité maternelle en militant pour l’amélioration des soins obstétricaux d’urgence et la promotion de la santé de la reproduction. Son action visionnaire à la tête de la SOGOB a permis d’élever les standards de la pratique et de structurer la recherche en gynécologie au niveau national et régional.
Avec la disparition du Professeur Michel Akotionga, le Burkina Faso perd un grand serviteur de la nation et un guide moral pour toute la profession médicale. Son héritage scientifique et humain continuera d’inspirer ceux qu’il a formés.

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