Port du casque au Burkina Faso : L’incroyable pari gagné d’un ministre de combat

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Il y a encore quelques mois, imaginer la quasi-totalité des motocyclistes ouagalais vêtus d’un casque relevait de l’utopie. Aujourd’hui, le constat est saisissant : le casque s’est imposé comme une seconde nature dans les artères de la capitale, et le pli se prend progressivement à Bobo-Dioulasso. Retour sur une bataille de santé publique menée avec méthode, rigueur et patriotisme par le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.

Par la rédaction – Burkina Yawana 

De la prise de conscience à la fermeté : La méthode Sana

La question du port du casque obligatoire est un vieux serpent de mer au Burkina Faso. Plusieurs fois annoncée, plusieurs fois reportée sous le poids des réticences sociales, l’application du décret de 1978 imposant le port du casque pour les deux-roues semblait vouée aux oubliettes. C’était sans compter sur la détermination du ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana.

Dès sa prise de fonction, le ministre Sana a fait de la sécurité routière un prolongement naturel de la sécurité nationale. Sa vision visait avant tout à stopper l’hécatombe silencieuse des accidents de la route.

Pour réussir là où tant d’autres ont hésité, Mahamadou Sana a mis en place une stratégie en deux temps parfaitement maîtrisée, conjuguant une sensibilisation massive et pédagogique, suivie d’une répression ferme et sans concession.

L’hécatombe en chiffres : L’urgence d’agir à Ouagadougou et Bobo-Dioulasso

Pour comprendre la fermeté de l’engagement ministériel, il faut observer l’ampleur du drame routier qui frappait le pays. Selon les rapports officiels de l’Office National de la Sécurité Routière (ONASER), les deux plus grandes agglomérations du pays – Ouagadougou et Bobo-Dioulasso – concentrent à elles seules près de 78 % de la totalité des accidents de la circulation enregistrés sur le territoire national.

À l’échelle nationale, le bilan des accidents de la circulation a souvent dépassé les 1 800 cas par mois, entraînant des bilans humains très lourds avec près de 80 à 100 décès mensuels et plus de 1 300 blessés. Sur une période récente de trois mois, les chiffres officiels faisaient état de 649 décès pour plus de 11 000 accidents.

Dans ces statistiques macabres, les engins à deux roues sont impliqués dans plus de 72 % des collisions. Plus inquiétant encore, les données hospitalières révèlent que chez les motocyclistes victimes de décès, près de 78,5 % d’entre eux succombaient à la suite d’un traumatisme crânien sévère. Au moment de l’impact, plus de 98 % des victimes mortelles ne portaient pas de casque. C’est face à ces chiffres terrifiants que le ministre Sana a décidé d’imposer le port du casque comme un impératif de survie nationale.

Le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou Sana lors d’une campagne de sensibilisation. DR/ Direction de la Communication du ministère de la Sécurité – Montage/ Burkina Yawana

Phase 1 : Sensibilisation et pédagogie de choc

Loin de l’autoritarisme aveugle, le ministre de la Sécurité a d’abord fait le pari de la responsabilité citoyenne. Soutenu techniquement et stratégiquement par l’ONASER, le ministère a déployé un arsenal de communication inédit sur l’ensemble du territoire national.

Des campagnes d’une intensité rare ont été lancées dans les universités, les marchés, les gares routières et sur les réseaux sociaux. Plusieurs sorties ministérielles et actions sur le terrain ont été largement documentées par des médias engagés tels que Burkina Yawana, qui a relayé les messages forts du ministre au plus près des citoyens.

Parmi les phrases chocs qui ont marqué les esprits, le ministre rappelait notamment que le casque ne protège pas du contrôle policier, mais qu’il protège la vie et l’avenir de la famille. Il soulignait également que choisir de ne pas porter de casque revenait à choisir de faire porter le deuil à sa nation.

Pendant des mois, l’ONASER et les forces de sécurité ont distribué des casques, animé des ateliers interactifs et exposé des statistiques poignantes aux usagers. La pédagogie a ainsi fonctionné comme un véritable déclic au sein de la population.

Phase 2 : Le passage à la répression et la consécration à Ouagadougou

Une fois le délai de grâce et d’explication expiré, le ministre Sana a sifflé la fin de la récréation avec un mot d’ordre clair : la tolérance zéro.

À Ouagadougou, les opérations de contrôle menées par la Police nationale et la Gendarmerie ont permis de concrétiser le travail de terrain. En l’espace de quelques semaines, le paysage urbain de la capitale s’est métamorphosé. Aujourd’hui, près de 100 % des usagers à Ouagadougou portent leur casque. Ce qui était perçu hier comme une contrainte est devenu un signe de civisme et de maturité citoyenne.

Bobo-Dioulasso dans le viseur : La descente musclée pour parfaire le maillage

Si la capitale économique traînait encore les pieds par habitude ou réticence locale, elle a vite compris que le ministre ne ferait aucune exception. Il y a quelques semaines, le ministre Mahamadou Sana a effectué une descente musclée et impromptue à Bobo-Dioulasso.

Accompagné des cadres de l’ONASER et des hauts commandements des forces de sécurité, le ministre s’est rendu directement sur le terrain pour superviser lui-même les barrages de contrôle et s’adresser aux usagers réfractaires. Les consignes données aux forces de l’ordre à Sya exigeaient le refus de tout favoritisme, l’immobilisation des engins en infraction, la verbalisation par amende ainsi que l’exigence de présenter un casque sur place avant tout retrait d’engin.

Cette présence physique du ministre sur le terrain à Bobo-Dioulasso a envoyé un signal fort à tout le pays, affirmant que la loi de la République s’applique partout avec la même rigueur. Depuis cette intervention décisive, les habitudes évoluent à grande vitesse dans le Guiriko.

Le ministre de la Sécurité Mahamadou Sana sur le terrain et en pleine sensibilisation. DR/ Direction de la Communication du ministère de la Sécurité – Montage/ Burkina Yawana

L’ONASER et les services techniques : L’armée de l’ombre

Ce succès éclatant porte la griffe du ministre Sana, mais il est aussi le fruit du travail acharné des services techniques du ministère, en première ligne desquels figure l’ONASER.

Sous l’impulsion du ministre, l’ONASER a su accompagner les commerçants pour garantir la disponibilité et l’homologation des casques sur le marché local. L’institution a également coordonné les équipes de contrôle pour assurer une présence régulière aux grands carrefours, tout en produisant un suivi statistique rigoureux permettant de mesurer l’impact positif de ces mesures sur la baisse des traumatismes crâniens.

Un bilan historique pour la sécurité routière au Burkina Faso

Aujourd’hui, le pari est gagné. Le Burkina Faso s’impose désormais comme un modèle de discipline et de sécurité routière dans la sous-région ouest-africaine.

En associant la pédagogie du cœur à la fermeté de l’État, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, aura réussi ce que beaucoup croyaient impossible. Grâce à sa vision, à la mobilisation de l’ONASER, à la couverture vigilante de médias engagés, et surtout au civisme retrouvé du peuple burkinabè, des milliers de vies et de familles seront épargnées chaque année du drame des traumatismes crâniens.


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Une réponse à « Port du casque au Burkina Faso : L’incroyable pari gagné d’un ministre de combat »

  1. Avatar de Timothé Yonli
    Timothé Yonli

    Très bon article

    J’aime

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