La 9ᵉ édition des Rencontres Musicales Africaines (REMA) s’est achevée à Ouagadougou en laissant l’empreinte d’un rendez-vous culturel et social majeur. De la scène vibrante du REMA Play aux terrains de maracana, cet acte 2026 aura su allier réflexion professionnelle, célébration artistique et démonstration de la résilience burkinabè.
Par André Yameogo – Burkina Yawana
Une scène sous le signe de l’émotion et de la fraternité régionale
Au cœur de cette édition, les soirées REMA Play ont offert un plateau artistique d’une rare intensité au Centre culturel du Faso. Sur scène, la jeunesse africaine a pris les devants à travers les prestations de DJ Adam’s, YILIM, Salima Chica, Lil Jay, Malakye ou encore Jeady Jay, portée également par la ferveur autour de talents locaux comme Amzy, Kayawoto, Francky FP et DDK.

Cette immersion musicale a donné lieu à de véritables moments de communion entre les artistes et le public ouagalais. Séduite par l’accueil réservé à ses titres, la chanteuse Salima Chica a exprimé sa profonde admiration pour le Burkina Faso, se disant touchée de voir ses refrains repris en chœur malgré la barrière de la langue. Venus de Côte d’Ivoire, des artistes comme Lil Jay ont profité de ce micro tendu pour lancer un vibrant appel à la paix, soulignant la fraternité historique reliant les deux peuples et saluant le travail d’accueil des autorités burkinabè et du comité d’organisation.

Dans ce même esprit de fraternité, l’artiste YILIM a créé la surprise en esquissant une danse sur un morceau du flagship burkinabè Floby, déclenchant une salve d’applaudissements et inscrivant la soirée parmi les grands temps forts de cette neuvième édition. Pour de nombreux invités internationaux, à l’image de Jeady Jay, cette première immersion ouagalaise a laissé un désir manifeste d’y revenir régulièrement.

Le sport comme prolongement naturel de l’engagement culturel
En marge de la scène musicale, la journée du samedi 24 octobre a mis en lumière la dimension fraternelle de l’événement grâce à l’organisation du tournoi de maracana sur le terrain de Ouaga 2000.
Réunissant pas moins de 45 équipes sous la formule symbolique « Un seul pied, un seul but », la compétition entendait démontrer que le sport et la musique poursuivent un même idéal de cohésion.

En ouverture de la phase finale, un match de gala a opposé la Team REMA, emmenée par le directeur artistique Alif Naaba, à la Team Europe, représentée par la délégation de l’Union européenne au Burkina Faso. Dans une ambiance conviviale, les partenaires européens se sont imposés sur le terrain au terme des deux périodes, concrétisant la solidité des liens entre l’organisation et ses appuis institutionnels.

La grande finale a ensuite vu s’affronter deux formations bien connues du circuit : Masia et la RTI. Après une première période maîtrisée par Masia (1-0), la RTI est parvenue à rétablir l’équilibre en seconde mi-temps. C’est finalement à l’ultime minute de la rencontre que Masia a scellé le sort du match en inscrivant un second but décisif (2-1). Ce sacre a valu au vainqueur le trophée, les médailles d’or et une enveloppe de 400 000 FCFA, tandis que la RTI et l’équipe Kun Faya Kun ont complété le podium.
Un impact durable pour la valorisation et le rayonnement du territoire
Présent lors des finales, l’ambassadeur de l’Union européenne au Burkina Faso, Philippe Bronchain, a salué le fort engouement populaire ainsi que la qualité de l’organisation, rappelant que le sport et la culture constituent des passerelles universelles pour rapprocher les communautés au-delà de leurs différences.

Philippe Bronchain. DR/ André Yameogo – Burkina Yawana
Pour l’équipe de Masia, par la voix de Joseph Guigma, cette victoire couronne un parcours exigeant face à des adversaires coriaces, tout en rappelant la nécessité de continuer à structurer la relève sportive. Un constat partagé par le promoteur des REMA, Alif Naaba, pour qui la musique et le sport participent d’un combat commun : rassembler les énergies, valoriser l’image du pays et offrir des cadres sainement mobilisateurs pour la jeunesse.
À propos des REMA : La vision patriotique portée par Alif Naaba
Au-delà des concerts et des compétitions sportives, la réussite des Rencontres Musicales Africaines porte l’empreinte de leur promoteur et directeur artistique, Mohamed Kaboré, plus connu sous le nom de scène d’Alif Naaba. Figure majeure de la musique burkinabè et sous-régionale, l’artiste met depuis neuf éditions son expérience, sa notoriété et un patriotisme chevillé au corps au service de la structuration de l’industrie musicale africaine et du rayonnement international du Burkina Faso.

Malgré les défis et les préjugés, Alif Naaba prouve édition après édition que la culture reste le plus beau bouclier de résilience d’un peuple debout et fier. Son ambition dépasse le simple cadre événementiel : il s’agit de bâtir un écosystème autonome, capable de faire briller les talents locaux et d’offrir des opportunités concrètes et durables à la jeunesse. Rappelant la portée stratégique de cette initiative lors de la cérémonie d’ouverture, Alif Naaba affirmait avec conviction : « L’objectif reste de bâtir une industrie musicale africaine forte et durable à travers le partage de bonnes pratiques et la promotion des talents émergents. »
L’après-REMA : Rendez-vous le 26 décembre pour un show monumental !
La parenthèse des REMA à peine refermée, le « Prince aux pieds nus » se projette déjà vers son prochain grand défi sur scène. Ce mercredi, Alif Naaba a officiellement annoncé un concert géant prévu pour le 26 décembre 2026 au Centre culturel du Faso (ex-Canal Olympia Ouaga 2000). Promettant un spectacle grandiose pour clôturer l’année en beauté et célébrer une fois de plus la musique nationale, l’artiste invite les mélomanes à réserver dès à présent leurs places en composant le 📞 54 32 32 32. En bonus interactif pour ses fans : quelle est la chanson que vous aimeriez absolument entendre ce soir-là ? Laissez votre titre préféré en commentaire, et Alif Naaba la jouera pour vous sur scène !

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